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Le grand pardon.

Est-on vraiment capable de pardonner quelque chose à quelqu’un ? C’est une question que je me pose, depuis quelque temps : pardonner, c’est oublier le mal fait ou l’erreur commise et continuer comme si de rien n’était. Oui, mais voilà : en pratique, ce n’est pas si simple ! Nous ne sommes pas capables de faire abstraction du passé, puisque notre mémoire contient toujours les informations, quelque part. Et même si le temps passe, lors de l’erreur suivante, le passif soi-disant « oublié » réapparaît et s’enrichit d’un nouveau fait. De crise en crise, le passif devient lourd à gérer et le « pardon » se fait moins sincère, ou en tout cas, moins facile : on y croit de moins en moins. Et quand ça persiste, on n’y croit plus du tout. Dans ces conditions, le pardon veut-il dire quelque chose ?

Pause pipi.

En France, nous avons un vrai problème avec les toilettes. Il faut voir les choses en face : nous sommes la risée de toute l’Europe ou presque ! La France doit être l’un des seuls pays au monde où faire ses besoins est quelque chose de honteux. On n’en parle pas ou peu. On ne se plaint pas de ce que les toilettes publiques sont crasseuses, puantes et qu'il y a rarement du papier hygiénique à disposition des usagers. Prenons un restaurant, par exemple : si les toilettes sont sales, on ne manque pas de le dire. On estime payer suffisamment cher pour avoir droit à quelque chose de « propre » (je laisse le soin à chacun de définir « propre »). Et pourtant, dès qu’il s’agit de toilettes d’autoroute, de cinéma et autre hypermarché, on subit les miasmes sans moufter ! C’est un comble ! Au prix que nous payons l’autoroute, ou la place de cinéma, et avec les sommes que nous laissons chaque année dans les hypermarchés, il semble surnaturel d’espérer trouver des toilettes propres et ...

In memoriam

Lorsque Ralph, le berger allemand de ma grand-mère n’a plus pu se lever, à cause de la dysplasie des hanches qui le rongeait depuis quelques années, elle a appelé le vétérinaire pour abréger les souffrances de son fidèle compagnon. Quand il est arrivé, ma grand-mère a tenu avec affection la patte de son chien, alors que le vétérinaire lui injectait un produit pour dormir. Lorsque le chien fut endormi, on lui a injecté un autre produit, qui l’a fait mourir. Ce chien est mort entouré d’amour : doucement et « humainement ». Et voici qu’une femme se trouve dans d’intenses souffrances, morales autant que physiques, et que très peu est fait pour la soulager (faute de savoir-faire). Et voici qu’elle réclame le minimum létal, si j’ose m’exprimer ainsi : le droit de mourir avec la même « humanité » qu’un chien. Et voici qu’on lui refuse ce droit ! A la rigueur, on veut bien l’endormir, et la laisser dépérir (ce qui s’appelle non assistance à personne en danger, en droit français, au pass...

On récolte ce qu'on a semé.

Il m'arrive de lire des posts qui interpellent plus que d'autres, pour diverses raisons. Parfois (et parfois seulement), ces posts sont destinés à vitrioler une personne en particulier ou un groupe de personnes en général. Ce qui m'étonne, c'est, que, le plus souvent, la personne « provocante » se trouve toute surprise que quelqu'un prenne la mouche et réponde à la volée, avec toute la violence dont ce quelqu'un est capable (ça m'est arrivé et je me suis excusée, quand il y avait lieu: les réactions à chaud n'ont rien de pondéré... hélas!). Ce type de posts serait risible, si, au fond, ça n'était pas pathétique. Il y a plusieurs cas: - le post sympa mais provocant, que l'on n'apprécie pas, au vu de son expérience (sa vie) personnelle. - le post destiné à faire rire, mais quelqu'un se sent visé alors qu'en fait, personne ne l'était. - le post qui stigmatise une sorte d'individus, pour se soulager de quelque chose qui nous est r...

Toute vérité est-elle bonne à dire ?

J’ai été récemment voir « La Boussole d’Or » au cinéma, avec ma fille. Dès le début du film, une réplique expliquait qu’il ne faut pas dire la vérité aux gens. De suite, je me suis posé la question suivante (et ci-dessus) : toute vérité est-elle bonne à dire ? D’autant que ma fille est sortie très déçue du cinéma, pestant contre le scénariste qui n’avait pas respecté la fin du livre. Forcément, dans le livre, la fin est peu glorieuse et triste. Le film, lui, finit sur une note d’espoir. Si l’on regarde du côté des gouvernements, y en a-t-il un seul, qui dise la vérité aux gens ? Les hommes politiques, que ce soit avant une élection ou après, nous disent une chose (en général, plus ou moins ce que nous voulons entendre ou ce que nous savons, car ça découle du bon sens) et en font d’autres, pas toujours ouvertement. Comme exemple, je vais prendre l’affaire Tchernobyl : lorsque les media ont été alertés et ont commencé à diffuser leurs images, il était évident que le peuple allait poser d...