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Femmes battues

Aujourd’hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon. Et la police se montre complaisante envers les compagnons violents, qui, plus tard, seront susceptibles de devenir à leur tour des meurtriers. On ne parle pas assez de l’angoisse au quotidien de ces femmes, des enfants, qui ont à subir ces violences, qu’elles soient physiques ou morales, de la soumission induite dans les rapports, des non-dits, des cachotteries que l’on doit faire aux familles, quand celles-ci ne détournent pas les yeux en jouant les Tartuffe. Le simple fait que la police conseille une main courante au lieu d’enregistrer une plainte est un indicateur sur notre société : les femmes battues, ça dérange. Personne ne me fera croire que les voisins n’entendent pas les cris, les pleurs. En vérité, la société est complice de ces hommes : la peur de devenir une de leurs victimes, la lâcheté, l’égoïsme sont autant de raisons pour les bien pensants de ne pas intervenir...

Ma voix en suspens.

Je fais entendre ma voix, et sa portée est mondiale. Un ordinateur connecté à un modem ou un smartphone, un site où poster mes propos et me voici diffusée et consultable partout. Mon avis, mes pensées, mes problèmes : je peux tout écrire, tout dire, tant que je ne diffame ou n’insulte quelqu’un. Si mon pays me brime, je peux évacuer ici, sur ce nouvel état qui fait si peur aux Etats : l’Internet. L’Internet est un pays de libre-pensée, consacré aux échanges entre citoyens de toute la planète, sans aucun délai. En gros, j’éternue, et on le sait en Chine juste dans le délai qu’il me faut pour l’écrire et le diffuser. Bien sûr qu’il y a de quoi effrayer nos Etats ! Là où il y a quelque temps on pouvait opprimer les masses et cacher ses forfaits, les grondements sourds des peuples se font maintenant entendre et se propagent à la vitesse des mégabits par seconde. Mon Etat de liberté devient de moins en moins libre. Plus le temps passe et plus je dois faire atte...

Nostalgie.

Avec en bruit de fond la voix off du narrateur / personnage central du film, c’est une bouffée de tendresse mêlée d’émotions délicates ou au contraire intenses qui m’a accompagnée tout au long de « 588, rue Paradis ». Je ne suis pas arménienne, mais je me suis reconnue dans bien des aspects de ce film. La voix off m’entraîne vers mon propre passé, mes petites bassesses, mes pudeurs, mes espoirs de jeune fille, et mes remords, aussi. J’avais déjà vu ce film, mais l’émotion ressentie la première fois est accrue, puisqu’il était passé à la télé il y a plusieurs années et que depuis, le temps aidant, je me retrouve plus âgée et dans la même configuration : mon père décédé, ma mère vieillissante, toujours enjouée, prévenante et protectrice. Même maintenant qu’il s’est terminé, les larmes continuent de couler sur mon visage, et la boule dans ma gorge ne me permet pas de respirer comme d’habitude. Nostalgie, quand tu nous tiens ! Tout comme l’auteur, je suis sans doute trop attachée au pas...

Vers Big Brother

Que contrôle-t-on vraiment, en matière d’intrusion dans la vie privée des gens ? Insidieusement, notre vie se trouve de moins en moins privée et de plus en plus surveillée par des tiers. Oh, bien sûr… il y a de « bonnes » explications à ces intrusions : - une caméra, qui va permettre d’arrêter un malfaiteur (ou contrevenant, ce qui revient au même). - Des cookies, qui vont permettre d’améliorer notre vie en nous aiguillant vers des annonces de pages de produits similaires à ce que nous avons consulté, sous le couvert de nous donner du choix. En fait, tout devient matière à flicage. Nous sommes forcément mauvais et en même temps, nous sommes de très bonnes vaches à traire. Facebook l’a bien compris, d’ailleurs : il nous a offert son « magnifique » réseau social, l’a bien enrichi de petits applets publicitaires polluants partout, recueille chaque jour une quantité incroyable de données sur notre comportement, nos liens avec les autres, etc. Et il n’est pas le seul… Il y a eu 1984 ...

Les services dits "publics"

Ca m'étonnera toujours que des gens payés par nos soins, pour nous rendre service ou nous mettre face à nos obligations de citoyens, aient des horaires tellement bien aménagés qu'en fait, leurs services ne nous soient jamais accessibles sans qu'on doive se libérer du travail. Par exemple, prenons les centres des impôts : aller les voir ? Ouverture des bureaux de 8h45 à 12h et de 13h30 à 16h15. Comme je travaille du lundi au vendredi (à raison de 7h par jour, conformément aux 35h), je dois prendre une demie-journée, voire une journée de congés payés pour leur rendre visite. Ce service en est-il vraiment un ?

Le voile en question

En 1903 naquit aux Etats-Unis un mouvement en faveur du droit de vote pour les femmes. Jusqu’ici, la femme était considérée comme une inférieure, et donc n’avait pas les mêmes droits que les hommes. La lutte fut longue : elle dure encore, dans certains états du monde. Une fois ce droit de vote acquis, une lente mais certaine émancipation des femmes se poursuit et je l’espère, continuera à se poursuivre. Le cœur de ma pensée est la suivante: dans une partie du monde où les femmes ont chèrement acquis quelques libertés, pourquoi devrions-nous supporter d’autres femmes qui, elles, se soumettent toujours à la volonté et au diktat des hommes et même qui revendiquent ce droit, qui va à contresens ? N’est-ce pas là une insulte permanente aux valeurs que nous chérissons ? Il y a des pays où l’on punit les femmes pour le péché des hommes : est-ce normal ? N’est-il pas choquant de voir une jeune fille ou une femme mourir sous les coups de fouet pour avoir été violée, alors que son tortionn...

Ligne B

Depuis un petit moment, j'effectue des voyages réguliers sur Paris pour le boulot. Je prends le RER de Antony à Paris. Cette ligne RER est abominable : même sans prendre en compte la vétusté des rames (et elles sont vétustes, en tout cas à certains horaires), l'entassement des usagers est absolument infernal aux heures de pointe. Quand on parle de trains bondés, on pense à l'Inde et à tous les usagers qui pendouillent à l'extérieur des rames. Et bien c'est à peine mieux dans cette ligne B : rien ne pendouille, mais on serait mal inspiré de vouloir y monter à certaines heures... A tel point que je me pose la question de la sécurité : est-ce "légal" ? Qui fixe les normes ? Sont-elles respectées ? Et que se passera-t-il si un accident grave révèle cet état de fait aux yeux de tous ?