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La modération est le nouveau nom de la censure / Moderation is the new censorship

Avec l'essor d'Internet, les blogs, les forums, les commentaires sur les journaux et similaires, un besoin de modération est apparu. Sortis de nulle part et cachés derrière leur écran, certains peuvent être très durs dans leurs propos, voire même menaçants et insultants envers les autres. Alors, la modération est devenu le moyen de "modérer" la portée de la voix des gens. Mais que veut dire le mot "modération" ? Si ma définition est correcte, la modération de la consommation d'alcool, par exemple, revient à la diminuer, la réguler. Sur Internet, ça ne veut pas du tout dire cela : quand un commentaire n'est pas du goût du modérateur, il y a deux façons de procéder pour museler le commentateur : 1) Enterrer le commentaire, en attendant quelques heures avant de le publier, de façon à ce qu'il se retrouve loin dans la pile. Comme la plupart des gens ne lisent que les commentaires les plus récents, il "disparaît", noyé dans la masse...

Présent futur - Present future

C'est une blague, mais est-elle si loin de la réalité que nous concoctent nos politiques et les industriels ? It is only a joke, but is it so far fetched, with the goodies in preparation from politicians and industry tycoons ? Bonjour, la pizzeria Gordon ? Non monsieur, c'est la Pizzeria Google J'ai fait un mauvais numéro ? Non monsieur, Google a acheté la pizzeria Oh, ok, alors je voudrais faire une commande, s'il vous plaît. Ok, monsieur. La même chose que d'habitude ? La même chose que d'habitude ? Euh... vous connaissez mes habitudes ? Le n° de téléphone qui s'affiche m'indique que lors des 15 dernières commandes que vous avez effectuées, vous avez commandé une pizza pepperoni, croûte épaisse et double cheese. Ok, c’est également ce que je veux aujourd’hui. Est-ce que je peux vous suggérer de prendre plutôt une pizza à la ricotta, roquette et tomate ? Non, je n’aime pas les légumes Mais votre tau...

Rien à cacher, vraiment ?

Afin de justifier l'état policier qui les rassure, d'aucuns prétendent "Je n'ai rien à cacher". C'est aussi ce qu'essaient de nous vendre ceux qui souhaitent mettre en place des procédés de surveillance massive. Rien à cacher, vraiment ? - Pourquoi fermons-nous nos portes à clé, voire même sans clé ? - Pourquoi mettons-nous des vêtements en plein été quand il fait 30° et plus ? - Pourquoi cachons-nous nos objets précieux ? Madame, Monsieur : sachez qu'aujourd'hui, grâce aux satellites espions, nous pouvons être surveillés même quand nous sommes sur le "trône", quand nous copulons, etc. Nous laissons derrière nous un sillage à suivre car tout dans notre vie est dorénavant numérisé : achats, paiements, documents officiels, impôts, compte bancaire, position GPS, appels téléphoniques, courriers, photographies ou films, commentaires... Rien n'échappe à l’œil électronique et personne ne peut nous dire aujourd'hui de quoi demain...

Vers la fin d'une ère

Tout, dans l'instant présent, semble indiquer que la fin de notre ère industrielle touche à sa fin. Le progrès, apporté par des découvertes découlant toutes de l'utilisation du pétrole, devra se tarir. Les mines et autres sources de ressources, surexploitées, tendent à se raréfier. Nous avons pollué l'air, l'eau, creusé la terre au point de la faire s'enfoncer par endroits. Nous avons décimé des tas d'espèces terrestres, marines et aériennes. Aujourd'hui, les pubs partout nous incitent à accélérer le pas pour des dépenses, comme pour confirmer que cette période ne va pas durer. Combien de temps encore ? 10 ans ? 15 ans ? Je saigne déjà pour les générations suivantes, qui auront en héritage une terre moribonde.

Du prix de la liberté

Un jugement en cours octroie un million de dollars par année d'emprisonnement à cinq hommes injustement condamnés pour le viol et la tentative d'assassinat d'une jeune fille. Les condamnés ont passé entre six et treize années en prison pour quelque chose qu'ils n'ont jamais fait. D'aucun estimeront que c'est beaucoup trop, mais lorsqu'on a été injustement sali, privé de liberté, que l'on a perdu son travail et ses amis, que la la famille est mise à l'index et clouée au pilori, alors je trouve que la somme allouée est correcte : toute la vie volée ne sera jamais rendue et les années passées ne reviendront jamais non plus. Tous les souvenirs glauques de la vie en prison ne s'effaceront jamais, ni l'amertume de n'avoir pas été cru.

Les contacts humains en voie de disparition à l'hôpital ?

On savait déjà que pas mal de médecins étaient imbus de leur personne et souvent secs au contact. On leur trouve des excuses. J'ai dû fréquenter l'hôpital plusieurs fois, non pas en tant que malade, mais en tant que visiteuse de personnes malades; il y a du des amis, de la famille, un enfant... Bref, j'y ai été souvent, et parfois longtemps pour la même personne. Il en ressort que le personnel médical (aides soignantes, infirmières) a réduit le contact humain à son minimum vital. Vous êtes juste devenu un nombre : le numéro de votre chambre. D'ailleurs, hors champ, on parle de vous en disant "La 405 a besoin..." ou "Grrr ! le 122 sonne encore". Et puis, ô surprise... une maison de convalescence où l'on vous parle, ou on prend les quelques secondes de plus qui vous font sentir que oui ! vous êtes quelqu'un ! L'établissement n'est pas pimpant, mais il est à taille humaine. Lorsqu'on vous y accueille en tant que malade, tou...

Les frustrés... Enfin... Certains !

Pourquoi y a t-il toujours dans la vie des gens frustrés qui veulent faire payer à d'autres leurs propres frustrations ?