Aujourd’hui, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon. Et la police se montre complaisante envers les compagnons violents, qui, plus tard, seront susceptibles de devenir à leur tour des meurtriers. On ne parle pas assez de l’angoisse au quotidien de ces femmes, des enfants, qui ont à subir ces violences, qu’elles soient physiques ou morales, de la soumission induite dans les rapports, des non-dits, des cachotteries que l’on doit faire aux familles, quand celles-ci ne détournent pas les yeux en jouant les Tartuffe. Le simple fait que la police conseille une main courante au lieu d’enregistrer une plainte est un indicateur sur notre société : les femmes battues, ça dérange. Personne ne me fera croire que les voisins n’entendent pas les cris, les pleurs. En vérité, la société est complice de ces hommes : la peur de devenir une de leurs victimes, la lâcheté, l’égoïsme sont autant de raisons pour les bien pensants de ne pas intervenir...
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