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Les services dits "publics"

Ca m'étonnera toujours que des gens payés par nos soins, pour nous rendre service ou nous mettre face à nos obligations de citoyens, aient des horaires tellement bien aménagés qu'en fait, leurs services ne nous soient jamais accessibles sans qu'on doive se libérer du travail. Par exemple, prenons les centres des impôts : aller les voir ? Ouverture des bureaux de 8h45 à 12h et de 13h30 à 16h15. Comme je travaille du lundi au vendredi (à raison de 7h par jour, conformément aux 35h), je dois prendre une demie-journée, voire une journée de congés payés pour leur rendre visite. Ce service en est-il vraiment un ?

Le voile en question

En 1903 naquit aux Etats-Unis un mouvement en faveur du droit de vote pour les femmes. Jusqu’ici, la femme était considérée comme une inférieure, et donc n’avait pas les mêmes droits que les hommes. La lutte fut longue : elle dure encore, dans certains états du monde. Une fois ce droit de vote acquis, une lente mais certaine émancipation des femmes se poursuit et je l’espère, continuera à se poursuivre. Le cœur de ma pensée est la suivante: dans une partie du monde où les femmes ont chèrement acquis quelques libertés, pourquoi devrions-nous supporter d’autres femmes qui, elles, se soumettent toujours à la volonté et au diktat des hommes et même qui revendiquent ce droit, qui va à contresens ? N’est-ce pas là une insulte permanente aux valeurs que nous chérissons ? Il y a des pays où l’on punit les femmes pour le péché des hommes : est-ce normal ? N’est-il pas choquant de voir une jeune fille ou une femme mourir sous les coups de fouet pour avoir été violée, alors que son tortionn...

Ligne B

Depuis un petit moment, j'effectue des voyages réguliers sur Paris pour le boulot. Je prends le RER de Antony à Paris. Cette ligne RER est abominable : même sans prendre en compte la vétusté des rames (et elles sont vétustes, en tout cas à certains horaires), l'entassement des usagers est absolument infernal aux heures de pointe. Quand on parle de trains bondés, on pense à l'Inde et à tous les usagers qui pendouillent à l'extérieur des rames. Et bien c'est à peine mieux dans cette ligne B : rien ne pendouille, mais on serait mal inspiré de vouloir y monter à certaines heures... A tel point que je me pose la question de la sécurité : est-ce "légal" ? Qui fixe les normes ? Sont-elles respectées ? Et que se passera-t-il si un accident grave révèle cet état de fait aux yeux de tous ?

Les miss

On a décidé d'un standard pour les jeunes filles (et les femmes en général). Un standard, c'est de l'interchangeable. D'ailleurs, les miss sont changées tous les ans.

Différences

Parfois, les mots qui expriment nos pensées sont perçus autrement que ce que nous voulons dire et il s’en suit une série de malentendus, dus uniquement à cette légère torsion de signification… Parfois encore, de part et d’autre, se dresse alors très vite un mur d’incompréhension : chacun, piqué au vif et persuadé d’avoir raison, se barricade derrière ses certitudes et un dialogue de sourd s’installe définitivement. Les barrières, une fois levées, ont bien du mal à tomber : dans le feu de la discussion, pour ne pas dire de la dispute, parfois le mur se durcit pour ne pas laisser de place au bénéfice du doute, et l’autre devient un « ennemi ». Il faut une dose certaine de calme et de pondération, une aptitude certaine à se remettre en question, pour pouvoir calmer le jeu et recommencer le dialogue sur de nouvelles bases. Mais quand on est capable de le faire, on est susceptible de planter de nouveaux jalons dans une relation basée sur plus de recherche de communication. C’est que, ne ...

Inégalités commerciales

Pourquoi les grandes surfaces et les industriels sont-ils tenus d’indiquer de façon lisible sur l’emballage la composition des denrées, alors que les bouchers, pâtissiers ou traiteurs ne le sont pas ? Certes, sans doute les petits commerçants sont-ils moins susceptibles d’utiliser des colorants, des émulsifiants, des acidifiants, des exhausteurs de goût, etc. Mais, le doute n’est-il pas raisonnable ?

Le grand pardon.

Est-on vraiment capable de pardonner quelque chose à quelqu’un ? C’est une question que je me pose, depuis quelque temps : pardonner, c’est oublier le mal fait ou l’erreur commise et continuer comme si de rien n’était. Oui, mais voilà : en pratique, ce n’est pas si simple ! Nous ne sommes pas capables de faire abstraction du passé, puisque notre mémoire contient toujours les informations, quelque part. Et même si le temps passe, lors de l’erreur suivante, le passif soi-disant « oublié » réapparaît et s’enrichit d’un nouveau fait. De crise en crise, le passif devient lourd à gérer et le « pardon » se fait moins sincère, ou en tout cas, moins facile : on y croit de moins en moins. Et quand ça persiste, on n’y croit plus du tout. Dans ces conditions, le pardon veut-il dire quelque chose ?